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La Blockchain – Un enjeu pour la profession comptable

La Blockchain – Un enjeu pour la profession comptable

Un peu d’histoire – Beaucoup de mystère

La première blockchain et la technologie bitcoin ont démarré dès 2007, par un seul homme d’origine japonaise, Satoshi Nakamoto, né le 5 avril 1975. En 2008, le nom de domaine bitcoin.org est réservé et un document décrivant l’invention est publié sur une liste de diffusion.

Ces éléments sont assez vite remis en cause.

Cependant, le mystère demeure quant à l’identité de la personne (ou du groupe de personnes) à l’initiative de cette technologie. Des enquêtes démarrent alors dans le monde entier.

Coup de théâtre en mai 2016 : un entrepreneur Australien, Craig Wright affirme être le fondateur de la monnaie virtuelle. Il apporte certaines preuves, notamment, avec la mise en ligne d’une clé privée (une série de chiffres et de lettres) permettant à la communauté de vérifier qu’il est bien le créateur du bloc n°9, l’un des premiers blocs de la blockchain.

Bien que certaines preuves aient été apportées, Craig Wright ne peut pas apporter la preuve qu’il est le créateur du bloc n° 1. On découvrira par la suite qu’il s’avère finalement d’une fausse piste.

Si le mystère demeure… Il s’agit néanmoins d’une nouvelle opportunité qui s’ouvre pour les experts-comptables, idéalement positionnés, pour être à la croisée entre le monde physique et le monde digital. Décryptage…

 

Quel avenir pour l’expert-comptable ?

Le Conseil Supérieur participe ainsi activement à l’UN/CEFACT [1] et a initié un groupe de travail blockchain. La participation au forum UN/CEFACT au printemps a été fructueuse, deux réunions du groupe de travail blockchain ont permis de se familiariser avec le sujet et d’envisager l’avenir.

Lors du forum de l’UN/CEFACT (Printemps 2018, Genève), le Conseil supérieur a participé à deux conférences qui ont permis d’obtenir des retours d’expérience tant sur les applications de l’internet des objets, que sur les applications blockchain.

Le premier constat qui s’impose est que les projets murissent rapidement. Lors du précédent forum (Automne 2017, Rome) et la première conférence sur la blockchain, des concepts et des projets à venir étaient présentés. Six mois plus tard, quelques projets sont en route et plusieurs présentent leurs premières conclusions, notamment sur la désintermédiation ou plutôt sur la possibilité de se passer d’un avocat, d’un notaire, d’un banquier, dans les transactions commerciales…

D’autres questions reviennent régulièrement, notamment sur la confiance que l’on peut accorder aux déclarations effectuées dans la blockchain, les garanties à avoir sur la traçabilité des informations entre plusieurs plateformes, la gestion du respect de la vie privée dans une chaîne publique, etc. Deux points sur lesquels tout le monde est d’accord : la réduction des coûts et l’évolution du cadre juridique.

Sur ce nouveau marché, des nouvelles opportunités s’ouvrent aux experts-comptables. Une piste de réflexion : l’étude du rôle de garant de la dématérialisation des informations intégrées à la blockchain avec, d’une part, le contrôle de la fiabilité des données et, d’autre part, la correction des données opérationnelles acquises dans le système d’information.

L’expert-comptable pourrait être présent en fournissant un service à plus forte valeur ajoutée. Le groupe de travail blockchain du CSOEC travaille sur tous ces aspects.

Affaire à suivre…


[1] L’UN/CEFACT est une instance internationale (gérée par l’ONU) qui sert de point de convergence et permet la réalisation et la publication des recommandations pour la facilitation du commerce et pour la normalisation du commerce électronique.

 

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