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Fraude en entreprise en France - Etude 2018

La fraude en entreprise en France – 2018

Face à des fraudeurs de plus en plus professionnels, les entreprises restent insuffisamment armées selon la dernière étude publiée par Euler Hermes et la DFCG.

Si en 2016, 8 entreprises sur 10 déclaraient avoir été victimes d’une tentative de fraude, elles sont 7 sur 10 à avoir été visées par une attaque en 2017. Cela pourrait sembler positif, pourtant 30 % des entreprises interrogées ont été victimes d’au moins une fraude avérée en 2017, contre seulement 25 % en 2016. Les pirates tentent moins, mais avec un meilleur taux de réussite dans leurs démarches frauduleuses.

Aujourd’hui, les fraudeurs disposent de technologies qu’ils maîtrisent parfaitement, et mènent des enquêtes approfondies sur leurs cibles potentielles, dont ils savent décrypter l’organisation. Désormais, ils se concentrent sur quelques entreprises dont ils ont précisément identifié les failles, avec un mode opératoire bien défini et plus adapté, explique Sébastien Hager, Expert Fraude chez Euler Hermes France.

Les entreprises semblent conscientes d’être de plus en plus exposées à la fraude. 70 % des directions financières interrogées craignent encore une accentuation du risque en 2018.

« L’étude montre que c’est le collaborateur, dans une réaction ou une initiative personnelle qui, dans un cas sur deux, a permis de déjouer les tentatives de fraude externe » remarque Bruno de Laigue, Président de la DFCG. « Les procédures de contrôle interne arrivent en seconde place bien qu’elles aient une part de plus en plus importante pour déjouer la fraude (+11 points entre 2016 et 2017). Arrivent loin derrière, les dispositifs de sécurité des systèmes d’information. Ces chiffres montrent qu’il est nécessaire de continuer d’investir sur l’intelligence des collaborateurs, tant par la sensibilisation que par les procédures, mais tout autant à investir massivement en sécurité IT. »

Paradoxalement, 57 % des entreprises n’ont pas mis en place de plan d’urgence à activer en cas de fraude. Ce constat montre que les entreprises n’ont pas encore pris totalement la mesure de ce risque ni de ses conséquences. La sensibilité au risque de fraude évolue mais doit être renforcée. Les entreprises ont encore un important effort organisationnel à conduire.

Les DAF interrogés comprennent que la trésorerie ne constitue pas la seule cible des fraudeurs. Même si 85% mentionnent les risques financiers comme principale menace, le risque lié à la corruption ou à la fuite sur les données arrive en seconde place (45 %) devant le risque d’interruption de l’activité (30 %) et le risque de réputation (29 %).

La mise en conformité avec le RGPD est une opportunité pour l’entreprise de revisiter l’intégralité de ses process liés aux systèmes d’information et d’apprécier les impacts à l’égard des parties prenantes de toute défaillance, dont la fraude.

10/04/2018 – Euler Hermes – http://www.eulerhermes.fr

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